dimanche 13 janvier 2008

la mince ligne

cette mince ligne oppose la fiction d’un bar
aux atomes crochus qui nous relieraient au lit
même dans de superbes filets, cela dit

cette ligne transite mes coeurs de semaine
dans des corps imagés, des images décapitées
par le sens de tes dialogues au bord des tables
quand vient le temps qui est bien le nôtre

ce mince fil se noue à mozart à frodon à géronimo
à grissom à bauer à mallaig à ayla des zelandonii
et m’inclut dans ses néo-croisades de télé-matrice
bien avant que je m’imprime des humains ordinaires
et puis
ce trait unique, ce tiret d’âmes suffit à mon samedi
et me ramène à soi, face à l’autre, à nous, à moi
rivée à cette frontière légitime et imaginaire
dans ce seul pari, quitte ou double

***
merci à tva pour ses trois samedis d’anneau
sans trop de publicités, et à temps compté par cinq
bien toutes en bloc planifiées, merci d’y penser
car je ne compte plus le nombre de voyages vécus
en ces guerres des mondes pour la terre du milieu
sous de sombres auspices, quérir cette sagesse
et puis revoir cette humanité aux limites forcenées
et pour cela, merci à ge-au-coffret-non-expurgé

merci à mozart en suite après, sur historia du soir
et à saq-maxime-sherb-fourches pour le xo-requiem
qui me nourrit à ce blogue, ce samedi seule
et bien remplie de bazars et de revirements
et la nuit ne fait que commencer

***
cette mince ligne gravite tout autour
et je ne dépasse pas les bornes terrestres
je voudrais bien savoir qui me condamne
je voudrais n’être plus sanctionnée
et c’est à ce karma que je m’abandonne pourtant
alors que je donne mes heures de jour vaillant
à des lubies de rencontres sur une grave ligne
de sexe, de paroles et de stationnement

***
j’avais à dire aussi dans ce samedi
mon allergie aux jobs-à-vendre
parce que toujours mielleuses
toujours pressées des meilleures intentions
y croire, voilà tout le credo aléatoire
auquel je ne puis souscrire
puisqu’il m’est donné d’en parler
merci

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