lundi 3 décembre 2007

triptyque de saison


c’est à l’immensité qui se hâte
dans les replis de ce parcours vallonné
que je mesure ton pays sur ma page tracé
comme une route déroulée à l’infini
où je me perdrai pour vivre totalement
ce rai de soleil aléatoire

tu brasses de l’air dans mes neurones
et le court-circuit que tu y laisses
aura l’énergie de vivre encore
jusqu’à ce que l’hiver se retire des fenêtres
et me jette dans le vent
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parce que je suis de ces âmes
qui naviguent à flots
quand la vie se suspend
à ce qui reste d’intact
du mouvement de la terre :
l’espérance des saisons

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je suis cette larme fraîche au printemps
et cette autre lumière stridente sur l’été
je vis entre les pluies une vie temporaire
en marge du souffle des pierres
où je germe, où je survis
où je vois des soleils d’auréales
et j’arrive à peine au bout de mon encre
à dire qu’il fait beau

je suis cette promesse d’éternelle naissance
même enfouie sous des tonnes d’hiver

où êtes-vous coup de tonnerre


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