
je suis d’érosion fossile
évadée des sentiers de cycle végétal
dans la transparence du paysage
je suis la route à l’envers des âges
je suis d’époque millénaire
dans le flottement des humidités solaires
je suis de cavernes et de lave
je suis de forges et de martèlements
je suis de cire sur la fibre des jours
je fais silence je me momifie
et je me tiens droite entre les salves
j’habite les silences du monde
en terre d’asile de fous aux yeux de glace
je suis d’exagération et d’enthousiasme
je vis de sursauts et de rebonds
et puis la nuit surgit
et vous n’y êtes plus
me verrez-vous
déchue d’entre les anges
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