mardi 4 décembre 2007

publier des ténèbres et conspirer

alors me voilà assise sur cette grande décision :
renouerais-je avec la phase anale et bien sûr je m’explique :
oui ou non publier sur le web quelques recueils inédits
attention aux droits d’auteure et tout, oui je sais
et quels mots voudrait-on me copier-coller?

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qui a déjà visionné un film de Max Castle?
et puis, qui saurait réaliser (qqn comme lui) le film abyme de ce livre
la conspiration des ténèbres (Flicker), de Theodore Roszak ?
(pour amant-e de vieux films et de catacombes et de subliminal)
…sensations parallèles à revoir cet après-midi Cinéma Paradiso
…et toujours aussi ravie de la techno-dvd-câble-chez-soi

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donc, j’ai entre autres ce poème, écrit il y a quelques années
pour Christian R., regretté proprio du plus sympathique bistro taverne
« ce bar où j’allais tous les soirs / près de la route qui n’en finissait plus »
(ces vers sont de Yves Boisvert – on fréquentait le même haut-lieu)
écrit en miroir aux quatre vers d’Alphonse Piché, suspendus au Zénob
(trois-rivières – prix piché de poésie – oui, tout est lié)

mais la saveur du bar a changé, et ce poème n’est plus d’actualité
alors j’hésite, voilà… je voudrais pas qu’on se fasse des idées…
après tout, je déteste presque ce qu’il en est advenu…

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et si les logiciels-espions qui survolent continuellement les mots et les syntagmes échangés sur internet en venaient à buter sur la conspiration des ténèbres du livre de roszak qui figure justement dans ce blogue inoffensif somme toute et qu’on me scrutait à la loupe
qu’arriverait-il à mes recueils, seraient-ils traduits ou vendus
comme couverture utile à quelques messages passés en douce
et si la poésie servait à quelque pirate au final?

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ce qui m’amène un bref souvenir de françois-x-files comme on disait
qui en savait plus long sur le grand complot mondial (avec majuscules)
que la bande des 121 qui se réunissent annuellement, en secret bien sûr,
qui ont alors ourdi le lynchage de conrad black il a quatre ans
(peut-être je devrais pas écrire son nom au complet…)
et que le voilà donc condamné
amusante, cette coïncidence, et à qui le tour prochain?

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unenthüllte et sallyrand, orphelins et cathares
et zip lipsky, orson welles et Max Castle
le sallyrand
le roman

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lecture pas encore terminée... c'est long.
j'ai nettement préféré Le Pendule de Foucault et DaVinci Code
mais bon, faut bien s'ouvrir au vieux cinéma...

lundi 3 décembre 2007

triptyque de saison


c’est à l’immensité qui se hâte
dans les replis de ce parcours vallonné
que je mesure ton pays sur ma page tracé
comme une route déroulée à l’infini
où je me perdrai pour vivre totalement
ce rai de soleil aléatoire

tu brasses de l’air dans mes neurones
et le court-circuit que tu y laisses
aura l’énergie de vivre encore
jusqu’à ce que l’hiver se retire des fenêtres
et me jette dans le vent
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parce que je suis de ces âmes
qui naviguent à flots
quand la vie se suspend
à ce qui reste d’intact
du mouvement de la terre :
l’espérance des saisons

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je suis cette larme fraîche au printemps
et cette autre lumière stridente sur l’été
je vis entre les pluies une vie temporaire
en marge du souffle des pierres
où je germe, où je survis
où je vois des soleils d’auréales
et j’arrive à peine au bout de mon encre
à dire qu’il fait beau

je suis cette promesse d’éternelle naissance
même enfouie sous des tonnes d’hiver

où êtes-vous coup de tonnerre


samedi 1 décembre 2007

pour la chasse

la chasse et nelly - l’élan et la langue


alors j’ai cette idée, de la wouatche
d’une proie, et des grands courants d’air
un spot de vacances aussi,
bâti à même l’habitude des années
jamais j’aurais pensé aux livres
qu’on y emmène
tout parfumés de boucane
tout imprégnés d’alcools renversés
racontant des histoires
mais lesquelles et pourquoi
en altitude

et cet homme surgit cette année
un soir de gin-en-fête fumant sous la pluie
pourquoi lui pourquoi à ce moment-là
il m’apprend qu’il lit nelly arcan
à ciel ouvert
en pleine jungle de chasse au chevreuil
dans les silences de l’élan en forêt
au moins je sais de quoi il parle
et pourquoi il chasse proprement
et pourquoi je comprends pourquoi

mots allaire

une rencontre de poésie et de théâtre
un signe de cette bonne étoile
de qui je doutais

malgré tout, il était moins une
encore poursuivre un temps
le chemin des incendies
;-)

encore une fois

Un déclic tout simple. Une brève étoile dans l’œil. Et puis, la joie.
Et depuis, un sourire qui s’accroche.
Enfin peut-être, voilà novembre terminé.
Je saurais m’habituer à sa fréquentation.
Et à ce soleil au milieu de nos rencontres.
C’est peut-être aussi que daran.

***

merci d’être si près de mes frontières imprécises
merci d’être entier, si entièrement vrai
même si tu mens peut-être, moi je te crois bien
comment je saurais voir ce qui m’aveugle

merci de ta science à formuler les réponses
merci des questions merci des conversations
même si j’ai l’orgueil tout amolli
comment tu sais réussir à me faire sourire

(refrain)
si par un soir on s’emmenait plus loin
si par hasard j’en croisais le chemin
comment toucher ta main
si par hasard je m'échappais


merci des joies merci des angles et des coins merci
j’ai tellement d’allure à tout rater (bridge :)
merci de me laisser folle
dans tout ce qui se peut
merci d’être là
en tous cas

refrain


***

page deux


je fais tout ce que j’ai en mon possible
pour avaler cette urgence que j’ai de toi
dans tout ce qui est possible de toi
d’écriture automatique de toi
je me déchire et puis de toute façon
me voilà ivre - morte ou vive
au hasard dans le tas à mi-chemin
encore une fois dans ce blogue
en tous cas

***

seizons saison

au moins le jus des jours reste intact
au moins ça coule dans les guitares
tout au plus trop électriques
encore quelques claviers
pour encore quelques mots
au moins

brandy doodle
si j’ai à dire de ces épices xo-x
j’ai seize ans d’âge
et daran dans mon samedi

.

samedi 24 novembre 2007

laisser lire...

Après cette sortie toute en image vert lime, j’hésite. À reprendre parole et ralentir les photos. Comment savoir quel pourcentage des mots lus, à la valeur du coeur. Reste que ce blogue reste encore ce lieu idéal. Et puis bravo pour youtube; voilà un engagement de réalisations prometteur.

Une existence internet, un peu de pauvre sur l’égo, et que se révèle encore l’ultime joie dans la création. Et vive les changements de saison. Toute une semaine consacrée aux gestes quotidiens accumulés, particulièrement sauvegardés du chaos, qui se décident enfin à signifier. Dans un grand ballet de lumières, et dans l’infiniment petit.

Je regarde absolument (trop) la télé.

jeudi 22 novembre 2007

voilà, parole publique

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ça y est, mon blogue se rend public
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bienvenue
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merci de vos commentaires!
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(b.)
beamig@gmail.com



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