mardi 20 novembre 2007

les donneurs - joliette


les murs ont tous de petits chez-moi
pour brasser tout l’air qu’il faudrait
au plongeon dans les eaux troubles
que laisse l’hiver quand il se retire
et montre la plaie vive rouillée
où je recentre les rencontres en
ayant peur d’y croire et ne rien voir
que le doute


le silence s’épaissit au lieu commun des désirs
je souffle mes yeux et m’éclaire un cul-de-sac
un horizon qui se brûle par les deux bouts
quand autant d’aveugles butent
dans les fleurs du tapis
dans les ordres de grandeur
et sur les grosses pointures

quoi encore sinon un lustre en pleine tempête


et pourquoi encore
tremper ses yeux
dans des paysages contents

cet espoir d’horizon
bataille bien large
sa semence dans la pluie



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