mercredi 26 mars 2008

l’incidence de la plume

deux plumes de paon ce matin
un chat en travers du plancher
quel désordre exotique quel chaos passé
présente une leçon à retenir
à l’ombre des arbres tirés du ciel
dans le grand tout du monde occulte

une plume tombe d’en haut s’accroche au manteau
quel signe annonciateur quelle surprise soudaine
est à prévoir si un ange passant par là
échappe son duvet d’aile sur les mortels
bien tranquilles sur les bancs comme
ça n’arrive que dans les films

lundi 24 mars 2008

cinquante heures de trentaine

cinquante heures encore avant le grand quatre
soirée tévé hockey grands reportages et daily planet
troisième et beau but à montréal contre les sénateurs
voici vingt minutes de printemps d’ordi


je vis encore très bien avec cette décision
prise de ne plus jamais organiser de shows
trop frustrant de manquer d'argent
et je ne suis pas déprimée, inutile
c'est le printemps, quarantenaire jeudi
et je pense me recycler dans le potager
et de re-chercher mes ancrages amérindiens
plantes médicinales et tout... plantes indigènes etc.
me semble que ça me fera du bien à l'âme...

quant au monde du dvd, il me tire à la création :
je prépare deux montages d’événements
que je proposerai aux ami-es
celui du 25e anniversaire de barmaid de renelle
notre amie à tous au bistro du dimanche
celui des spectacles du huit mars journée des femmes
(et puis j'ai toujours pas résolu mes problèmes
avec mon ordinateur principal, ce qui me ralentit Ô oui!)

j’ai franchement pas beaucoup écrit ces temps-ci
c’est vrai qu’avec la préparation des visuels du huit mars
j’avais la tête aux yeux et moins aux métaphores
et les abstractions poétiques se vivent plutôt
autour des tables de pool en buvant du vin
elles s’écrivent parfois aux heures nocturnes
quand le coeur déborde de joie sereine
et elles osent, parfois aussi, se laisser lire

samedi 22 mars 2008

subjugée, tout franchement

en toute franchise
le choix de cette joue plutôt
m’est contradictoire
et puis

ce fut toute une journée aviaire
assez mémorable d’état vermont
remplie d’outbacks partout
et puis

et puis tout d’un coup
c’est le bar bondé le chez-soi
le band le pool les autres et puis
j’ai vu tes yeux qui voient
j’ai vu tes lèvres aussi

avec tout ton souffle dedans
toute ta langue tournée
dans tout ce que tu parles
toute cette seconde m’étonne
encore
alors je dis
en toute franchise
le choix de cette joue plutôt
me reste contradictoire

mais ta bouche se fait si rare

jeudi 14 février 2008

amour d'amis

bienvenu, ce temps de saluer
la valeur dévolue à l'amitié
en temps inopiné de mi-février
accessoire à saisir, moment ordinaire
instant trop bref, un clin d’oeil au final
et dans ce bonheur hebdomadaire,
de l’amitié qui s’échange
et de l'ardeur à l'ouvrage

merci à toi dont le transport m'a fait réelle
en de musical centre-ville temporaire
toute exquise dans mes défis informatiques
toute brève dans la joie d'un jeudi
entière dans ce pool incomplet

parce que dans cette journée a prévalu
le pétrissage de pains neufs
et les origines du manger
deux belles miches, gonflées à bloc
se sont enrôlées au paradis des amis
et se bottent le cul pour se taire
mhmmmm ça sent si bon parfois

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back home that night...
it’s valentine’s day, please don’t ask
red, the colour of the day – this year again

mercredi 6 février 2008

tant mieux néanmmoins

voici l’un de ces soirs à boire
voilà l’une de ces soies à voir
deçi-delà galoper toute en sourires
boule en main sur les tapis verts
et tant mieux néanmoins

aussi vives les haleines
qui enivrent toutes les mains
et les lèvres pleines, pleines
et les yeux fermés, retranchés, en privé
et les corps moulés par les voyages

voici le mur la voici belle l’aventure
à pleines dents féroces délibérément
voir croquer l'incongru quand
tout ce qui reste en dehors du dedans
c'est un trop-plein dans une enveloppe

éet toutefois tant mieux néanmoins
de partir aussi vite

mardi 5 février 2008

A. hey bonsoir

en plein délire cosmique de communication exogéographique
quelques élucubrations de mon lundi tard, eeeuh…
voilà @ un texte cependant en pleine ébullition
à mesure que s’avance ce concept de happening de huit mars
oui, encore cette année, la journée internationale des femmes
et cela ne se sera pas fait sans conviction

qui retrouve-t-on piégée dans quelque coin inattendu,
au détour des siècles, à travers des archives de garage,
remplie de choses et de gens à rassembler-rencontrer-aimer
se peut-il sans égocentrisme collectif
qu’est-ce que c’est que d’être femme
quand on vit urbaine ou campagne, qu’on est hors télé
qu’on travaille et qu’on aime ça, être dans la société…

qu’est-ce qu’un spectacle aurait avantage à souligner la femme
mais j’en n’ai plus le réflexe je suppose… toute à ma sauvagerie
alors, de mes pas de long enlarge – une quinzaine bien comptée
j’essaie de ne pas trop regretter la distance que j’assume
et je tire sur les ficelles qui ont tricoté ma mémoire
dans toutes ces années de toi et tout le reste
et il est absolument passé minuit dans tous les foyers normaux
pas possible d’appeler

lundi 28 janvier 2008

et de ce cep, cap au diable

merci à la Framboisière des 3 de Saint-Pacôme
et de son Cap au diable et de sa Différence...
j'ai excellent souvenir de notre rencontre
alors que j'explorais le pays de kamouraska
en sillonnant toute la 132

et ce soir, tous les parfums, tous les paysages
de vos jus sauvages se sont accordés
à ce moment d'exaltation créative :
je songe aux femmes, et à leur création du monde
qu'on aurait ivresse à fréquenter plus souvent

merci pour ce moment sans pareil dans l'été
alors, vous imaginez, quand c'est l'hiver
combien il peut être précieux de goûter
le soleil des vents tout en délicatesse...