jeudi 26 mars 2009

veillée festive

curieux comme ces ciels remplis de joies
s'embrument au moindre détour de lune
dans la foule dans la bière et sur
toutes les tables de conversations incongrues
qui finissent par des sourires sincères
quand les corps n'en finissent plus
de se happer par inadvertance

encore lui encore moi
encore la fin d'un cycle
encore le début de montagnes russes
encore qu'elles soient de calgary
cette fois cette foi m'atomise
et je grimpe les routes houleuses
en toute inutilité

et je n'y peux rien du tout
peut-être encore cette fois
une joie incongrue sur fond de ciel
sur voyage de plein gré
en mode anniversaire
me génèrera une vie neuve
sur fond d'homme impossible

pourvu qu'au bout il existe
cette flamme qui ne s'éteint jamais

lundi 19 janvier 2009

surprise au corps

soir d’encre à l’autre bout du monde
alors qu’alentour d’ici, l’afflux des images
se fabrique des séquences de camions
pour traverser les heures en attente…

et le garage soudain a chaviré dans la lumière
là où les astres s’étoilent sur les draps
quand tu me traverses et que je clignote
la bouche en feu sur tes asphaltes
quand nos lèvres s’arriment à la croisée
de nos chemins de contrebande et
que les hivers troublés d’autoroutes
qui s’en vont et qui reviennent
arrivent enfin à destination :

je mange à même tes yeux
ce traffic de frissons impromptus
je garde l’odeur de ta peau sur mes joues
j’ai toute ta marée haute dans le ventre
quand tu repars sous d’autres latitudes
et le désir qui s’est enflé jusqu’à ma bouche
s’épivarde des mots jusqu’au désert
où tu me laisses en plein vertige

nous serons encore
il nous faudra du feu
nous avons du feu

jeudi 1 janvier 2009

bonne année!


je vous souhaite l'enthousiasme de réaliser de vieux rêves
l'inspiration de vous engager dans de nouveaux projets
et la passion nécessaire pour transformer le quotidien
en une multitude de parcours fabuleusement tripatifs !

mardi 30 décembre 2008

hommage à madame culture...


entre autres choses regrettées cette saison d'automne
un party hommage à sylvie b. bergeron au bar loubards
le 14 octobre dernier... ce que je n'ai appris qu'hier
en recevant une photo souvenir et l'annonce
que l'enregistrement de cette émission radio
sera diffusée le samedi 3 janvier prochain, sur cflx
la radio communautaire de sherbrooke
...et lieu de mes tout premiers amours radiophoniques

comme quoi dès qu'on sort d'un milieu
le milieu vous noie dans l'oubli

(encore bravo de ta persévérance, sylvie)

mercredi 24 décembre 2008

nouveauté: blogue de route


bonjour à vous!
c'est avec un grand coup de flûte que je vous annonce
la mise en ligne sur internet de mon nouveau blogue
encore timide, certes, mais aux photos éloquentes :
La joie, c'est la route
http://beacamion.blogspot.com

aux poètes qui se trouveraient fort étonnés
de ce changement de cap et d'aventures
à ceux et celles qui se navrent déjà
de ce que je ne contribue plus au monde des lettres
dites-vous que j'aurai certes le temps bien ample
pour penser à écrire nombre d'autres jours d'asphalte ;-)

en attendant, vous pouvez également profiter
d'ajouts importants dans ce blogue (voir libellé BeaVerte)
Écrire est un grand amour (poésie et réflexions)
http://bea2000.blogspot.com

et d'autres à venir dans Carpe Diem (photos et poèmimages)
http://beacarpediem.blogspot.com

au plaisir de vous croiser sur ma route!

(et au fait, Joyeux Noël!)

vendredi 17 octobre 2008

un slam peut-être

tout ce que j'ai su de toi tout ce qu'il y avait de moi
tout ce qui se pourra tout ce qui sera c'est toi qui l'a
merci encore davantage pour les avantages
qui me voyagent quand je t'entends et quand je sens
moins de rage dans mon propre sang

je veille encore à l’écran j’entends encore mais
j’entends le son des hommes sans voix
et je me vois hurlant et j’attends
je souffle encore je vis d’abord mes choix
et j’ai choisi la voie de contournement
celle qui ceinture celle qui évite
et je lévite jusqu’au chemin d’asphalte
qui me donnera du plus loin de moi
des pistons gros comme des camions

(merci à toi, davidg.)

mercredi 8 octobre 2008

tous les arbres à deux

terrasse bon-air le coucher du jour
s'étoile dans les branches vides
entre un sapin et le jaune mélèze
et se soleillent tous les arbres
comme on ne les voit plus
tendus au sommet des nuages
offrant leur sève pour toute lumière
et des poèmes à leurs racines
que j’imagine jusqu’à toi
quand le monde se renouvelle


mais depuis l'automne débarqué
les arbres qu'on ne sait plus
sentent le vent d'hiver
et même si tous les arbres
tombaient entre nous deux
même si leurs feuilles
se tissaient pour refaire
le chemin d’asphalte jusqu’à nous
il n’y aurait encore que coupe à blanc
car c’est tout l’été qui s’est effondré
et dans le chaos des années
c’est l’hiver qui nous a perdus


(d'après un texte de 1999)