jeudi 14 février 2008

amour d'amis

bienvenu, ce temps de saluer
la valeur dévolue à l'amitié
en temps inopiné de mi-février
accessoire à saisir, moment ordinaire
instant trop bref, un clin d’oeil au final
et dans ce bonheur hebdomadaire,
de l’amitié qui s’échange
et de l'ardeur à l'ouvrage

merci à toi dont le transport m'a fait réelle
en de musical centre-ville temporaire
toute exquise dans mes défis informatiques
toute brève dans la joie d'un jeudi
entière dans ce pool incomplet

parce que dans cette journée a prévalu
le pétrissage de pains neufs
et les origines du manger
deux belles miches, gonflées à bloc
se sont enrôlées au paradis des amis
et se bottent le cul pour se taire
mhmmmm ça sent si bon parfois

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back home that night...
it’s valentine’s day, please don’t ask
red, the colour of the day – this year again

mercredi 6 février 2008

tant mieux néanmmoins

voici l’un de ces soirs à boire
voilà l’une de ces soies à voir
deçi-delà galoper toute en sourires
boule en main sur les tapis verts
et tant mieux néanmoins

aussi vives les haleines
qui enivrent toutes les mains
et les lèvres pleines, pleines
et les yeux fermés, retranchés, en privé
et les corps moulés par les voyages

voici le mur la voici belle l’aventure
à pleines dents féroces délibérément
voir croquer l'incongru quand
tout ce qui reste en dehors du dedans
c'est un trop-plein dans une enveloppe

éet toutefois tant mieux néanmoins
de partir aussi vite

mardi 5 février 2008

A. hey bonsoir

en plein délire cosmique de communication exogéographique
quelques élucubrations de mon lundi tard, eeeuh…
voilà @ un texte cependant en pleine ébullition
à mesure que s’avance ce concept de happening de huit mars
oui, encore cette année, la journée internationale des femmes
et cela ne se sera pas fait sans conviction

qui retrouve-t-on piégée dans quelque coin inattendu,
au détour des siècles, à travers des archives de garage,
remplie de choses et de gens à rassembler-rencontrer-aimer
se peut-il sans égocentrisme collectif
qu’est-ce que c’est que d’être femme
quand on vit urbaine ou campagne, qu’on est hors télé
qu’on travaille et qu’on aime ça, être dans la société…

qu’est-ce qu’un spectacle aurait avantage à souligner la femme
mais j’en n’ai plus le réflexe je suppose… toute à ma sauvagerie
alors, de mes pas de long enlarge – une quinzaine bien comptée
j’essaie de ne pas trop regretter la distance que j’assume
et je tire sur les ficelles qui ont tricoté ma mémoire
dans toutes ces années de toi et tout le reste
et il est absolument passé minuit dans tous les foyers normaux
pas possible d’appeler

lundi 28 janvier 2008

et de ce cep, cap au diable

merci à la Framboisière des 3 de Saint-Pacôme
et de son Cap au diable et de sa Différence...
j'ai excellent souvenir de notre rencontre
alors que j'explorais le pays de kamouraska
en sillonnant toute la 132

et ce soir, tous les parfums, tous les paysages
de vos jus sauvages se sont accordés
à ce moment d'exaltation créative :
je songe aux femmes, et à leur création du monde
qu'on aurait ivresse à fréquenter plus souvent

merci pour ce moment sans pareil dans l'été
alors, vous imaginez, quand c'est l'hiver
combien il peut être précieux de goûter
le soleil des vents tout en délicatesse...

mardi 22 janvier 2008

un peu sociale

éé y avait longtemps depuis l'argent
qui manque de brillance au cerveau
comme un engourdissement sans adjectif
sur le soir étourdi des bars

éet y avait encore mon puits sans fond
qui manquait de vaillance à se noyer
dans le sérieux sans fondement
et pourtant qualifié
des tranchées jalonnantes
dans les terres internet

et toutefois quand même rassasiée
m’en remettre penaude aux mots
toute traversée d’épopées rêvées
avec de saltimbanques amis
dans d’équivoques cinématographies
puisque rien ne se perd

hiberner pour l’hiver

et pourtant errer sur de serpentiques chemins
en proie à de petits jeûnes impromptus;
que rien ne s’empresse trop hâtivement
dans la défilade tournicottante de mes carrefours

si rien ne se perd rien ne se crée

.

dimanche 20 janvier 2008

c’est un samedi ?

j’avais senti la joie renouvelée des tables
j’étais tout sourires pour la compétition
une fois sur place, déplacée en sortie
j’ai même eu l’idée de m’émerveiller
je n’attendais rien en particulier
une fois déportée des ports d’attache
puisqu’on est samedi
et
c’est toute au plaisir amusé des rois
qu’ayant franchi les portes je me vis portée
avec rien dans les poches que l’or des fous
affolée de janvier et d’un peu de hockey
alors
voilà qu’un vent quelque part a soufflé
son contingent d’étonnantes amitiés
qui observent qui rigolent et qui dérouillent
avec qui il est bon de se revigorer
ce dont on ne pourrait se passer
avec qui il est sain de péricliter
dans l’arrivée des départs


(et)
avec chaque fois une tempête décontenancée
au périple imprévisible entre les habitudes
c’est cette ardente clameur qui se renouvelle
au milieu des mots qui se redéboussolent


.

dimanche 13 janvier 2008

la mince ligne

cette mince ligne oppose la fiction d’un bar
aux atomes crochus qui nous relieraient au lit
même dans de superbes filets, cela dit

cette ligne transite mes coeurs de semaine
dans des corps imagés, des images décapitées
par le sens de tes dialogues au bord des tables
quand vient le temps qui est bien le nôtre

ce mince fil se noue à mozart à frodon à géronimo
à grissom à bauer à mallaig à ayla des zelandonii
et m’inclut dans ses néo-croisades de télé-matrice
bien avant que je m’imprime des humains ordinaires
et puis
ce trait unique, ce tiret d’âmes suffit à mon samedi
et me ramène à soi, face à l’autre, à nous, à moi
rivée à cette frontière légitime et imaginaire
dans ce seul pari, quitte ou double

***
merci à tva pour ses trois samedis d’anneau
sans trop de publicités, et à temps compté par cinq
bien toutes en bloc planifiées, merci d’y penser
car je ne compte plus le nombre de voyages vécus
en ces guerres des mondes pour la terre du milieu
sous de sombres auspices, quérir cette sagesse
et puis revoir cette humanité aux limites forcenées
et pour cela, merci à ge-au-coffret-non-expurgé

merci à mozart en suite après, sur historia du soir
et à saq-maxime-sherb-fourches pour le xo-requiem
qui me nourrit à ce blogue, ce samedi seule
et bien remplie de bazars et de revirements
et la nuit ne fait que commencer

***
cette mince ligne gravite tout autour
et je ne dépasse pas les bornes terrestres
je voudrais bien savoir qui me condamne
je voudrais n’être plus sanctionnée
et c’est à ce karma que je m’abandonne pourtant
alors que je donne mes heures de jour vaillant
à des lubies de rencontres sur une grave ligne
de sexe, de paroles et de stationnement

***
j’avais à dire aussi dans ce samedi
mon allergie aux jobs-à-vendre
parce que toujours mielleuses
toujours pressées des meilleures intentions
y croire, voilà tout le credo aléatoire
auquel je ne puis souscrire
puisqu’il m’est donné d’en parler
merci

.