mercredi 21 novembre 2007

les donneurs - vidéo

et puis
merci à jpg à fm merci à abr - pour le trait d'union entre les dons
merci à br - pour le deuxième degré de rencontre
merci à aaace à vdem - merci du $outien

et puis salut à monsieur ;-)


NOTE : la vidéo des DonneursMagog est disponible sur YouTube
mais cliquez ici et vous la verrez !

Lien

les donneurs - magog

resto chez jo et moi - magog

au bout du rêve - béatrice, manon et bruno

dans la foulée des univers
au cœur des ouragans d’automne
parmi les esprits et les vivants
un geste suffit

peut-être
celui de prendre parole
peut-être celui
d'offrir son bras à la demande
est-ce son coeur
serait-ce son âme
qui reste
dans la balance
des mémoires?

oui, certes
tout ce qui n'est pas donné
reste perdu


Jean Pierre Girard

mardi 20 novembre 2007

les donneurs - joliette


les murs ont tous de petits chez-moi
pour brasser tout l’air qu’il faudrait
au plongeon dans les eaux troubles
que laisse l’hiver quand il se retire
et montre la plaie vive rouillée
où je recentre les rencontres en
ayant peur d’y croire et ne rien voir
que le doute


le silence s’épaissit au lieu commun des désirs
je souffle mes yeux et m’éclaire un cul-de-sac
un horizon qui se brûle par les deux bouts
quand autant d’aveugles butent
dans les fleurs du tapis
dans les ordres de grandeur
et sur les grosses pointures

quoi encore sinon un lustre en pleine tempête


et pourquoi encore
tremper ses yeux
dans des paysages contents

cet espoir d’horizon
bataille bien large
sa semence dans la pluie



(daran) (du bitume)


07nov07

vaut-il mieux silences mortels
que paroles assassines
l'odeur du renoncement
les batailles perdues d'avance
qu'a-t-il bien pu se passer
tous ces jours ces semaines
ces années toutes ces années enfermée
je me souviens
la mécanique de l'amour s'est enrayée
tout est devenu si lourd
les rouages se sont grippés

si seulement le téléphone pouvait sonner
mais rien ne se passe rien n'arrive jamais
on se révolte puis on se calme puis on se supporte
on peut pas sortir de sa vie juste en claquant la porte
notre avenir s'est déjà passé
mort ou vif



mais serre-moi fort
en plein mi-chemin de l'humanité
et je veux pas traverser les passages protégés
j’allume la télévision
docile le rêve mort ou vif
dès qu'il fait chaud dès qu'il fait froid
l'amour courtois
on sait pas ce que tu caches


on se frotte les yeux
on émerge on se réveille
toutes les villes donnent la même migraine
on regarde les journaux on passe aux nouvelles
comment et avec qui qu'on chasse d'un coup de peigne
comme s'ils allaient m'expliquer pourquoi
je me retrouve dans un état pareil

y'avait soirées y'avait gala y'avait succès y'avait hourras
y'avait groupies y'avait gros bras y'avait cigares y'avait tabac
y'avait galaaaaa


et si je te le dis est-ce que tu me croiras
faut juste que je me rappelle


je ne suis qu'un mouvement des marées
mon coeur subit des influences tu te souviens
mais je t'en prie au moins laisse la fenêtre ouverte
au-dedans

réconciliée avec le bitume de daran . jamais fâchée avec les autres

jeudi 15 novembre 2007

Adiôs MacIntôsh


R.I.P. aux macs, adios mes ordinosaures, au recyclage tous vos efficaces génies électromacqueux. Vivez désormais à l’éco-heure de la planète, tout démantelés, brisés, obsolètes dans vos atours séculaires. Adios mon ex-futur aquarium 512k, adieu mon LCII que j’aurais dû renvoyer au gouvernement qui m’a prêté l’argent pour que je t’y stocke tous mes travaux de bacc et de maîtrise. Rest in peace, resquiat in pace, reposez-vous des vivants, de tous les hommes qui ont habité ma poésie, reposez dans la paix des fonderies refondues.
À moins que vous ne visitiez l'Afrique.


Mes Mac à moi…
entre deux clics de la mort
à l’Éco-centre Rose-Cohen de Sherbrooke
16 août 2007




***

et à présent, mon dernier automne
des plus silencieux, à vrai dire
des plus bouleversants, également
très lourdement ensoleillé à la ville

avec aussi des textes pour événements
des renouements des révoltes quelques portes
et la télévision


.

jeudi 2 août 2007

roche papier ciseaux

.
Kyrie eleison.
Klaxon : kyrielle kitsch.
Kermesse karaoké, khôl et kir, korrigan / koala. Kérosène et kilomètres.
Kaléidoscope kantien et kamikaze kafkaïen. Kabbale : karma kif-kif.
Knock-out, ketchup. Kleenex.

Litanies.
Attention : longue suite intenable de circonstances modélisées.
Il fait soir, c’est sortie gin-en-fête, même pour dire encore tous les mots des musiques de fond. Alcools et déguisements, se jeter chez les loups, et chercher l’esprit malin, sous des airs de tendre main. Encore faire du chemin dans des contrées passées, encore brûler vif. Encore un idéalisme transcendantal qui circonvient, où s’agitent des images en désordre, me sombrant jusqu’au lendemain. Et je n’interpète que les allégories et les métaphores : dans la totalité de mes actions passées, prise dans le tissu serré de mes vies d’avant, je redeviens au matin cet individu transitoire en quête d’états de nuit.
De quoi encore saigner la veine du blogue. Rideau.

Miroir.
Miroir, miroir, dis-moi, vers où je vais et qui est-elle. Maudites soient les travées centrales où je m’enlise toujours, désertant les soleils ordinaires pour les mirages quotidiens. D’où sort-il qu’elle se déploie sur deux faces, que celle-ci cache la lune et que celle-là s’éclate les réverbères. D’où vient-il que je le rencontre toujours par hasard, au beau fixe des saisons, sur les perpendiculaires des canyons. Et d’où repartir quand les astres s’entrechoquent. Encore un cinéma de joie qui s’atermoie, encore les dialogues sauvages, encore les cascades de mots, encore un théâtre de boulevard. Toujours le même scénario.

il fait soif

D –
Beaux Dim’es, bar déserté d’été où la seule soif qui s’étanche est celle qui s’épanche aux verres. Pourquoi déjà boire jusqu’à l’aube sans ils? Surtout les mardis, ou quand détonne dix heures au mur du temps ivre, ou quand l’instant de ses yeux manque à mon bon souvenir. Dépenses d’ébriété surfaites aux coups de cafard acrimonieux.


E –
Je réfléchis donc à l’urgence de l’eau. Transposer ses molécules sur scène, dans une soirée d’octobre. Au bénéfice d’une rivière d’ici et de son bassin; l’eau, quoi de plus exact pour s’entretenir de vie. Avec, enfin, l’occasion de diffuser en vidéo-décor, voire générer des hologrammes…


– HI –
Hil-R, Rv. Recto-verso, renversée, remédiée et hilare. À combien se mesure la foudre? Pourquoi secouer jusqu’aux racines, et à quel moment se renterrer? À quoi voir remballer terreau fertile des ils, et où se resemer?

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tu brasses de l’air dans mes neurones
et le court-circuit que tu y laisses
aura l’énergie de vivre encore
jusqu’à ce que l’eau se retire des fenêtres
et me jette dans le vent

ce rai de soleil esquissé
me rappelle tes lèvres
sur ma chair moulées
j’arrive à peine au bout de mon aube
à dire qu’il fait beau


où êtes-vous coup de tonnerre

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d’entre toutes les étoiles
ta flamme me regarde
au seuil du couloir d’où je viens
au bout du monde où je vais
au fond des tripes où tu m’atteins
au terme des imprévus inerte
dans tes matins anonymes

une langue genèse
voilà mouillée
toute mon altérité

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toute puissante cette hâte et puis
tout en bouche ce théâtre depuis

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c’est à l’immensité qui se hâte
dans les replis de ce parcours vallonné
que je mesure ton pays sur ma page tracé
comme une route déroulée à l’infini
où je me perdrai pour vivre totalement
cette éternité aléatoire jusqu’au matin

quand la nuit ne veut pas se finir là
abandonnée de ses lumières
buvons encore à l’inusable des yeux
devant le silence l’absurde l’insipide buvons toute la nuit
nous serons amis

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